lundi 20 août 2007

Il fallait bien arriver un jour

Dernière chronique d'un voyage à vélo

Dans des derniers jours de pédales, où la pluie m'a surprise par sa violence, j'ai établi mes pénates à l'hotel Amqui, saloon encore vivant d'une époque des voyageurs de grands chemin. `" Bienvenue dans'a' région ma tite dame" entonnent les maquereaux attablés pour le special sur la grosse bière. Diane la waitress joue le maitre d'hôtel aussi, et prend sous son aile la pauvre cycliste détrempée que j'étais en m'ouvrant toute grandes les portes de sa sécheuse. Gros luxe pour ma seule nuit au chaud, la tivi câblée, et un chansonnier qui s'épanche au premier étage, soit juste au-dessous de ma chambre.

Et c'est reparti pour 2 jours encore, un détour par le party de région à s'enfiler de la labatt dans des bons verres de plastiques sous les effluves du bbq commandité par la caisse pop du coin! Et l'une des plus belles journées de vélo à vie, à rouler comme un promeneur du dimanche le long de la rivière Matapédia, prise en otage entre les parois rocheuses et fascinée par le bruit des soies des pêcheurs à saumon qui fendent l'air à la recherche de la prise mémorable. La Baie-des-chaleurs s'ouvre comme deux bras pour m'accueillir, les silhouettes bleutées et longiformes des grands hérons tiennent lieu de sentinelles et au loin s'érigent les cheminées d'usine du Nouveau-brunswick qui me rappellent avec dégoût l'action humaine mercantile. Grand constat de 650 km à vélo, une si belle nature, si importante à préserver.

Lundi je suis sortie de ma réclusion solitaire sur deux roues, 9 jours en solo, sans paroles , ou si peu. Drôle retour au monde sociable, une cycliste cloîtrée presque. Sous la canicule gaspésienne, il ne me reste qu'à profiter de ces merveilleux moments en compagnie de mon merveilleux cousin!

alors on se revoit à mourial, d'autres en gaspésie, et certains au hasard des chemins!bonnes vacances!
vero, bien contente de sa route!

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